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Impact économique et social du paludisme

Le paludisme est une maladie de la pauvreté qui contribue à la renforcer dans les pays concernés.

L'écart sans cesse croissant entre la richesse des pays touchés par le paludisme et de ceux qui ne le sont pas, en témoigne : le déficit annuel de croissance imputable au paludisme est estimé à 1,3% dans certains pays d'Afrique. On estime que chaque année, le paludisme coûte plus de 12 milliards de US$ en perte de PIB.

 

Une telle situation fait de la lutte contre le paludisme un axe majeur des stratégies nationales de réduction de la pauvreté dans les pays de forte endémie.

Elle fait également du paludisme un des fléaux que les Objectifs de Développement pour le Millénaire visent à combattre en s'engageant d'ici 2015 à maîtriser l'évolution de l'épidémie de paludisme et à en inverser la tendance.

 

Le tribut payé par les pays touchés par le paludisme est économiquement et socialement extrêmement lourd :

- les dépenses directes imputables au paludisme peuvent représenter jusqu'à 40% des dépenses de santé publique, 30-50% des admissions hospitalières et jusqu'à 50% des consultations externes.

- Par les décès qu'il cause, par la détérioration sévère et récurrente de l'état de santé de la population, le paludisme est un facteur de déstabilisation sociale individuel et collectif.

Le fort absentéisme et la diminution des capacités de travail qu'il induit, pèsent lourdement sur les revenus des ménages et la productivité des entreprises. C'est en particulier le cas en zones rurales où les populations affectées bénéficient d'un accès plus limité aux soins et aux traitements qu'en zones urbaines et voient leur capacité de production agricole, notamment pendant les récoltes, notablement affectée par la maladie.

Les zones impaludées attirent peu les investisseurs entraînant stagnation économique et fragilisant le développement rural.

- Les enfants touchés par le paludisme, avec parfois des atteintes neurologiques permanentes et des accès palustres graves, ont un taux d'absentéisme scolaire beaucoup plus élevé que les autres avec une scolarité plus lente et difficile. Ce taux d'absentéisme peut atteindre 60% dans les pays les plus touchés.

- Dans les zones endémiques, les femmes enceintes sont les personnes adultes les plus exposées au risque du paludisme.