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Populations vulnÚrables

Certains groupes de la population sont plus vulnérables au paludisme. Ils nécessitent donc une attention particulière et la mise en place de mesures ciblées.

 

 

Enfants et femmes enceintes :

 

Le paludisme est une menace pour les femmes enceintes et leurs enfants dans les pays en voie de développement, notamment en Afrique subsaharienne. Dans les zones d'endémie, les femmes enceintes constituent le principal groupe d'adultes exposés à la maladie. De nombreux décès maternels et épisodes d'anémie sévère sont imputables au paludisme. La pandémie est également une cause majeure d'avortements spontanés, de décès à la naissance, et de naissances prématurées.

 

Toutes les 30 secondes, un enfant de moins de cinq ans meurt du paludisme dans le monde et la pandémie provoque 20% des décès de cette tranche d'age en Afrique subsaharienne.

Les principales conséquences du paludisme sur les enfants peuvent être l'anémie, l'insuffisance pondérale à la naissance, l'épilepsie et les problèmes neurologiques. Selon les estimations et en fonction des zones géographiques, les enfants en Afrique ont entre 1,6 et 5,4 accès de paludisme chaque année. On déplore 500 000 cas par an de paludisme de forme cérébrale chez l'enfant et près de 7% de ceux qui y survivent, souffrent de handicaps pendant le reste de leur vie : cécité, troubles de l'élocution et épilepsie. Par ailleurs, les fièvres récurrentes provoquées par le paludisme exacerbent les problèmes de malnutrition.

 

 

Paludisme - VIH/sida

 

La question du paludisme est essentielle pour les programmes de lutte contre le VIH/sida. Les personnes infectées par le VIH/SIDA ont deux fois plus de risque de développer une crise de paludisme et doivent être considérées comme une population à risque.

 

Les interactions entre VIH/sida et paludisme chez les adultes ont fait l'objet de recherches. La thérapie antipaludique semble être moins efficace chez les adultes infectés par le VIH. Chez les femmes enceintes, le VIH est associé à davantage d'épisodes du paludisme, à plus de fièvre et davantage de complications à l'accouchement. Les crises de paludisme chez la femme enceinte seraient aussi associées à un doublement de la charge virale VIH, générant un risque accru de transmission du VIH de la mère à l'enfant. Par ailleurs, le paludisme en tant que cause importante d'anémie, conduit fréquemment à recourir aux transfusions sanguines, facteur de risque potentiel d'infection à VIH.

 

Parmi les questions qui restent à documenter figure celle des interactions du VIH et du  paludisme chez les enfants. Il reste à établir si des épisodes aigus de paludisme accélèrent ou non la progression du VIH et en accroissent ou non la transmission. Les effets des antirétroviraux (ARV) et du cotrimoxazole sur le parasite et sur la fièvre doivent être étudiés. Davantage d'informations sur les interactions pharmacocinétiques entre les antipaludiques, les ARV et le cotrimoxazole dans les régions fortement impaludées, sont nécessaires.

 

Afin d'éviter les interactions entre ces deux pandémies, préventions et traitements efficaces contre le paludisme sont indispensables pour les personnes vivant avec le VIH/sida dans les zones endémiques.